COP21

Réflexion: La justice et l’intersectionnalité face au changement climatique

Par Majandra Rodriguez Acha, traduit de l’anglais par Clémence H.

Réflexions pour la société civile mobilisée contre la crise climatique

Quand nous parlons de changement climatique et des pistes pour s’y attaquer, on s’appuie souvent sur deux concepts ou champs d’actions : la réduction des émissions de gaz à effet de serre, et l’adaptation aux impacts que nous ne pourrons pas empêcher.

Dans le contexte des négociations climatiques internationales (COP), il est facile pour la société civile de se focaliser sur la crise climatique avec cet angle “atténuation et adaptation” et ses aspects techniques, en apprenant par coeur des acronymes et des chiffres, en évoquant les solutions pour réduire des giga-tonnes de dioxyde de carbone ou des concentrations de parties par million, et souvent, en mettant en priorité la recherche de solutions globales, technologiques, etc.

Ce langage technique nous permet de comprendre, communiquer, influencer et générer des propositions d’action dans le cadre de politiques nationales et internationales. Mais dans ce contexte, il est crucial de reconnaître que chaque proposition technique, chaque mécanisme d’atténuation, chaque mesure d’adaptation a un impact. Révèle une position. Dans un monde et un système marqués par des rapports de force historiques, il va nécessairement profiter à certain-e-s et pas d’autres. Il est nécessaire de reconnaître, expliquer et questionner ces dynamiques en introduisant nos propres termes au débat : avec un discours politique clair, prenant en compte ces rapports de pouvoir et la question de la justice.

Si le monde de l’atténuation et de l’adaptation n’est pas neutre, nos approches ne le sont pas non plus. Les positions que nous prenons en tant qu’organisations de la société civile ont un contexte et une dimension historique, tout comme les personnes qui ont lutté pour les construire. TierrActiva au Pérou publie ce premier article pour introduire le sujet mais aussi pour reconnaître l’importance de deux concepts clef dans notre positionnement politique : la justice climatique et l’intersectionnalité.

Pour la lire la suite…


Le 9 novembre dernier, s’est également tenue à Strasbourg une table ronde sur le sujet en présence de Fania Noël, militante afro-féministe, qui a souhaité proposer des réponses aux questions suivantes: Comment le changement climatique renforce les inégalités de genre, race et classe ? Quelles stratégies de résistance et mobilisation sont mises en place par les communautés impactées ?


 

Une autre réflexion, en anglais cette fois-ci, par Astrid Puentes Riaño sur la nécessité d’inclure les droits humains dans la négociations de la COP21.

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