Appel/Olympe

Second ouvrage d’OLYMPE: appel à contributions | CfP – « Les approches queer du droit international | Queering International Law »

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Le 28 juin dernier, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté une résolution[1] portant nomination, pour une période de trois ans, d’un expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Son mandat consistera, entre autres, par le biais de la rédaction de rapports annuels, à évaluer la mise en œuvre des instruments internationaux des droits humains et de recenser les meilleures pratiques et les lacunes à cet égard, ainsi que de sensibiliser le public à ces questions et d’instaurer un dialogue et de tenir des consultations avec les états et les autres acteurs concernés. Quoique adoptée par un vote serré (23 voix pour ; 18 contre et 6 absentions), cette résolution se présente comme le dernier épisode d’une tendance récente en matière de protection juridique internationale des personnes LGBT[2], dont le point de départ réside dans deux déclarations faites respectivement par 54 et 66 pays devant le Conseil des droits de l’homme, en 2006, et devant l’Assemblée générale des Nations Unies, en 2008, appelant à mettre un terme aux violences faites aux personnes LGBT et à dépénaliser l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Depuis, d’autres instruments déclaratoires rédigés par des juristes et/ou militant-e-s, tels les Principes de Jogjakarta (2007) et la Déclaration de Montréal (2006), ont contribué à promouvoir au niveau global la cause des droits des personnes LGBT tandis que le travail d’évaluation du Haut Commissaire aux droits de l’homme par le biais de rapports publiés en 2011 et 2015[3] n’a fait que confirmer que ces droits relevaient bien de la famille des droits humains. De l’invisibilité à la rhétorique des droits humains, l’orientation sexuelle et l’identité de genre semblent ainsi avoir fait l’objet, depuis une décennie, d’une reformulation, si ce n’est une reconceptualisation fondamentale en droit international.

Pour lire la suite de l’appel (et le télécharger)…


For the ENGLISH VERSION of the call…
(Please note that the book will be published in French only. OLYMPE does not have any funds for translation. Translinguistic collaboration between Francophone and non-Francophone researchers might be a solution…)


[1] A/HRC/32/L.2/Rev.1

[2] Faisant référence aux lesbiennes, gais, bisexuel-le-s et transexuel-le-s, l’acronyme est souvent réduit à ces quatre premières lettres ; il inclut cependant les trois lettres suivantes QIA correspondant aux queer, intersexes et asexuel-le-s.

[3]A/HRC/19/41 et A/HRC/29/23.

 

 

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