Études juridiques LGBTQIA | LGBTQIA Legal Studies

EN below

Cette page ne fournit pour l’instant qu’un très bref résumé de la problématique des droits des personnes LGBT (Lesbian Gay Bisexual Transsexual/Transgender) dans la mesure où ce sujet est très large en lui-même. Il s’agit seulement ici d’offrir un point de départ analytique ainsi que quelques références pour de futures recherches.

Les droits des personnes LGBT font depuis longtemps partie du débat interne aux droits humains dans la mesure où ils sont indirectement protégés aux niveaux international et national. Il existe un certain nombre de droits dont les personnes LGBT peuvent se réclamer, quoique cela se fasse souvent par l’intermédiaire de la mise en œuvre d’autres droits. Il n’existe en effet pas de droits inscrits dans un instrument de droit international ou régional qui vise directement les personnes LGBT, bien qu’un certain nombre de déclarations sur le sujet ont déjà été faites. Ainsi, le droit à la vie privée et le droit à la vie familiale, ou encore le droit de ne pas être discriminé sont les fenêtres juridiques par lesquelles les personnes LGBT peuvent demander à ce que des droits qui leurs sont spécifiques soient respectés.

Ci-dessous une liste indicative de décisions judiciaires, déclarations et autres instruments internationaux sur le sujet :

Discours du Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon devant le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, 7 mars 2012 (vidéo en anglais ; contexte en français)

L’inititative du Haut-Commissariat aux droits de l’homme « Libres et Egaux »: https://unfe.org/fr

Conseil des droits de l’homme, « Droits de l’homme, orientation sexuelle et identité de genre (résolution adoptée le 17 juin 2011 ; A/HRC/RES/17/19)

Conseil des droits de l’homme, « Droits de l’homme, orientation sexuelle et identité de genre (résolution adoptée le 26 septembre 2014 ; A/HRC/RES/27/32)

Pour la liste complète des résolutions pertinentes des Nations Unies, voir http://www.ohchr.org/EN/Issues/Discrimination/Pages/LGBTUNResolutions.aspx

Toonen v. Australia, Communication No. 488/1992, U.N. Doc CCPR/C/50/D/488/1992 (1994)

Au niveau national, des avancées et des reculs peuvent être identifiés, encore une fois de manière non-exhaustive :

Annulation des lois anti-sodomites aux Etats-Unis – Lawrence v. Texas, 539 U.S. 558 (2003)

Pénalisation de l’homosexualité – CIVIL APPEAL NO.10972 OF 2013, Supreme Court of India

Lois permettant le mariage de personnes de même sexe : Marriage (Same Sex Couples) Act 2013, France: Loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, USA: Obergefell v. Hodges, 576 U.S (2015)


Il existe par ailleurs un nouveau courant queer (le Q dans la version longue du sigle LGBTQIA – le I signifiant Intersexuel et le A, Asexuel ou Allié-e-s) en droit international et relations internationales. Cette doctrine tend à s’opposer aux droits des personnes LGBT et à la rhétorique libérale (et par la suite néolibérale) sur le sujet. En bref, les chercheur-e-s concerné-e-s critiquent le soi-disant phénomène du « pinkwashing » (NdlT : le rose est une des couleurs emblématiques du mouvement LGBT) ainsi que les représentations qui sont faites de la sexualité occidentale comme plus « progressiste » que celles vécues ailleurs. Parmi ces chercheur-e-s, on trouvera Ratna Kapur, Joseph Massad, Jasbir Puar, Diane Otto et Rahul Rao.


This section provides merely a brief summary of LGBT rights, this topic, of course, being a very large topic in and of itself. This piece therefore only aims to provide a brief introduction to the topic and a few references for those who wish to do further research.

LGBT rights have long been an issue under international human rights law, with LGBT rights being upheld through both the international system and through domestic systems. There are a number of different “rights” which LGBT people may/do claim, though they are usually through the remit of other rights: there is no direct right in any international or regional body or Treaty that directly upholds “LGBT rights,” though a number of international statements have been made. Thus, claims have instead been made through the right to private and family life, freedom from discrimination etc.

Examples of international judgements, statements and instruments include (this by now means provides an exhaustive list):

UN Secretary-General Ban Ki-moon statement to the Human Rights Council, 7 March 2012

The UN ‘Free and Equal’ Campaigns – see: https://www.unfe.org/

Human Rights Council resolution – Human rights, sexual orientation and gender identity (adopted 17 June 2011) – A/HRC/RES/17/19

Human Rights Council resolution – Human rights, sexual orientation and gender identity (adopted 26 September 2014) – A/HRC/RES/27/32

For a full list of relevant UN Resolutions see: http://www.ohchr.org/EN/Issues/Discrimination/Pages/LGBTUNResolutions.aspx

Toonen v. Australia, Communication No. 488/1992, U.N. Doc CCPR/C/50/D/488/1992 (1994).

In the domestic context, there have been a number of gains and losses. Below are some examples: (again, this by no means provides an exhaustive list):

Striking down of anti-sodomy laws: Lawrence v. Texas, 539 U.S. 558 (2003)

Criminalisation: CIVIL APPEAL NO.10972 OF 2013, Supreme Court of India:  http://judis.nic.in/supremecourt/imgs1.aspx?filename=41070 (link to judgement)

Equal marriage laws: UK: Marriage (Same Sex Couples) Act 2013, France: Loi n° 2013-404 du 17 mai 2013 ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe, USA: Obergefell v. Hodges, 576 U.S (2015)


However, there is a relatively recent and emerging body of queer scholarship within international law and international relations studies.  This scholarship tends to position itself against the LGBT rights and the inherent liberal (and subsequently neoliberal) understanding of LGBT rights discourse. To briefly summarise, these scholars tend to critique the phenomenon of pinkwashing and well as narratives which present Western frames of sexuality as inherently more “progressive” than others. Key scholars working in this area include: Ratna Kapur, Joseph Massad, Jasbir Puar, Diane Otto and Rahul Rao.

Emily Jones (SOAS University of London)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s